Les villages

Troisvierges
Troisvierges
L´eglise de Troisvierges
Bibliothèque Tony Bourg
Canonne Troisvierges
Entrée de la ville Troisvierges
Krischna Cow
Jardin à suivre Troisvierges
Monument Eichelsberg
Départ Vennbahn Troisvierges
Camping Troisvierges
Piscine en plein air Troisvierges
Beach-tennis

Troisvierges

Son territoire, situé à l'extrême Nord des plateaux ardennais luxembourgeois, recèle des restes d'un passé historique remontant à plus de deux mille ans. Le chef-lieu de la commune porte deux noms bien différents: Troisvierges et Ulflingen (Ëlwen, en lux) avait. . Il a connu une évolution des plus surprenantes. Au petit village regroupé autour d'un antique culte des Trois Matrones, les Trois Vierges S. Fides, S. Spes et S. Chartias attirèrent, à partir du 16e s. un pèlerinage toujours plus important. Les pèlerins wallons désignèrent le lieu du nom de Troisvierges. Jusqu'à la Révolution Française, la désignation officielle restait: Cour d'Ulfelange. La localité s’est étendue le long des routes vers Wilwerdange, vers Asselborn et Biwisch. Le hameau de Massen a été incorporé dans le quartier qui avait pris naissance autour de la gare sur les terrains bas au bord de la Woltz.  La grand-rue, qui reliait dès lors le vieux Troisvierges à ses nouveaux quartiers, prenait des allures bien marchandes et faisait bientôt oublier l’ancien caractère rural du lieu. Les employés des chemins de fer et de la douane occupaient alors une large part de la population locale. Les professions et les métiers se diversifiaient en peu de temps et des commerces nouveaux et bien achalandés attiraient les clients de toute la région. En 1910 vivaient 1550 habitants dans ce bourg grouillant de vie. Mais cette croissance démographique devait subir un net recul après la 2e Guerre mondiale (moins de 1000 habitants en 1980 !). Heureusement que les années 1990 ont vu un redressement de cette évolution négative, à la suite surtout de l’implantation de nouvelles entreprises. Des zones industrielles et résidentielles furent créées par les pouvoirs publics ce qui allait avoir tout de suite un impact favorable sur le développement démographique de l’ancienne cité ferroviaire où les chemins de fer ont perdu beaucoup de leur importance d’autrefois.

Troisvierges compte aujourd’hui 1721 habitants.  

Les villages environnants connaissent une évolution économique et démographique beaucoup plus contrastée. 

Basbellain
L´eglise Basbellain
Vieux cimetière
Monument Basbellain

Basbellain

Chose étrange, Basbellain (Niederbesslingen en allem. et Kierchen, en lux.) restait le chef-lieu de la commune, créée en 1795, et ceci jusqu´en 1908. Le village garde pour une large part de sa configuration séculaire où l´église, entourée d´un vaste cimetière, occupe toujours un emplacement dominant.  Après la guerre, une population largement agricole continue à donner son empreinte au village et l´école primaire fonctionne encore à 8 classes. 

Mais bientot, il s´est installé une mutation profonde. Le nombre de cultivateurs s´est rétréci à quelques unités et l´école villageoise est fermée depuis 1974. Le presbytère de la paroisse millénaire est aujourd´hui propriété privé; la vie religieuse se trouve incorporée dans une association regroupant en tout cinq paroisse. 

La population de Basbellain, au nombre de 247 en 1900, est aujourd´hui seulement de 163 habitants, mais depuis les dernières années elle a augmenté de quelques 30 personnes.  

Biwisch
Chapelle Biwisch
Mémorial de guerre Biwisch
Croix ardoise Biwisch

Biwisch

Biwisch se blottit depuis plus de 1000 ans dans une cuvette qui protège ses habitations contre les vents de l’ouest et du nord. Une carte géographique du 16e siècle indique le site de Bieffers et ne mentionne pas le village voisin de Troisvierges. La route de Troisvierges à Biwisch se termine en cul-de-sac et empêche ainsi toute circulation dérangeante. Le lieu n’a guère changé son noyau autour de l’église minuscule, mentionnée déjà en l’an 920. Biwisch avait en 1981 une population de 74 habitants; 122 personnes y vivent aujourd´hui. 

Chapelle de Drinklange
Monument Drinklange
L´eglise de Drinklange

Drinklange

Le petit village de Drinklange se présente en deux parties assez distinctes. Le hameau initial s’accroche au versant sud qui longe un petit vallon. Par la tracé de la grande route reliant Troisvierges à Wemperhaardt il s’est constitué après 1850 une rangée de petites habitations se rapprochant de Wilwerdange. Des constructions récentes ont fait le joint et les extensions en direction de Troisvierges ont apporté une dispersion donnant une tout autre configuration à la localité d’autrefois. Drinklange, qui avait 29 habitants en 1900, en compte aujourd’hui 153.

Chapelle de Goedange
Monument Goedange
Ancienne gare

Goedange

Goedange, qui en 893 apartenait avec ses trois fermes à l’abbaye impériale de Prum, comptait en 1864 encore exactement le même nombre de maisons. Ce n’est que la construction de la ligne de chemin de fer de Troisvierges à St. Vith en 1889 et l’ouverture de la station de Wilwerdange qui rapprochaient aux villages voisins cet hameau isolé parmi les hauteurs boisées. En 1900, Goedange comptait 29 habitants et en a aujourd’hui 52.

Hautbellain

Hautbellain

Une évolution analogue se constate à Hautbellain, (Oberbesslingen. en allem. et Beesslek, en lux.) éloigné à moins d'un kilomètre de Basbellain. L'importance que connaissait le lieu jusqu'à la Révolution française avait complètement disparu avec le nouveau régime. Les structures d'échanges se retrouvaient très vite abolies par les nouvelles frontières avec la Belgique et la Prusse. En plus, la construction de la ligne ferroviaire Luxembourg-Liège en 1867 coupait dorénavant sur plusieurs centaines de mètres les restes de la route romaine, appelée à l'époque « Grand chemin de Bastogne à Stavelot et à St. Vith » . Du coup, cette ancienne voie de pénétration perd tout de sa signification commerciale des siècles passés. 
Le village connaissait un certain renouveau grâce à l'ouverture de la gare de Bellain en 1895. Un quartier nouveau se créait, quelques petits commerces s'installaient et la population augmentait pour atteindre le chiffre de 296 en 1900.

Huldange

Huldange

Huldange s’étire au pied du Burrigplatz, qui, à une altitude de 559 m, est le point culminant du Grand-Duché. Le village ne se mit guère en évidence dans les écrits historiques, si ce n’est, et de triste mémoire, en 1647, quand ses habitants durent se cacher du jour de Noël jusqu’au mois d’août dans les forêts environnantes pour fuir devant des soldats pillards. Le hameau, qui comptait en 1781 seulement 81 habitants, a vu depuis sa population croître sans cesse. Sa situation non loin de la grande route de Diekirch à Stavelot faisait naître différents petits points de commerce sur son territoire. De 1839 à 1919 se croisaient au lieu-dit « auf der Schmiede » les trois frontières de la Belgique, de la Prusse et du Luxembourg.
Depuis les années 70 du siècle passé, une circulation transfrontalière toujours en augmentation à engendré l’implantation d’entreprises commerciales et industreilles d’envergures assez importantes. Les nombreuses habitations modernes s’égrenant le long des voies d’accès d’autrefois ont donné au village un tout autre caractère. Huldange, qui avait 181 habitants en 1900, en compte aujourd’hui 420.

Wilwerdange

Wilwerdange

Wilwerdange s’étire le long d’une ligne de crêtes ondulée à une altitude moyenne de 510 m. Ce village rue faisait partie de la seigneurie de Houffalize jusqu’à la fin de l’Ancien régime en 1795. La localité connut un net essor avec l’arrivée des chemins de fer. Des commerces s’installaient et le lieu avait doublé le nombre de sa population qui s’élevait à 322 personnes en 1910. Le transport de marchandises au départ et en direction de l’Allemagne jouait un rôle de premier ordre jusqu’en 1918. La grand-rue, qui reliait dès lors le vieux Troisvierges à ses nouveaux quartiers, prenait des allures bien marchandes et faisait bientôt oublier l’ancien caractère rural du lieu. Les employés des chemins de fer et de la douane occupaient alors une large part de la population locale. Les professions et les métiers se diversifiaient en peu de temps et des commerces nouveaux et bien achalandés attiraient les clients de toute la région. En 1910 vivaient 1550 habitants dans ce bourg grouillant de vie. Mais cette croissance démographique devait subir un net recul après la 2e Guerre mondiale (moins de 1000 habitants en 1980 !). Heureusement que les années 1990 ont vu un redressement de cette évolution négative, à la suite surtout de l’implantation de nouvelles entreprises. Des zones industrielles et résidentielles furent créées par les pouvoirs publics ce qui allait avoir tout de suite un impact favorable sur le développement démographique de l’ancienne cité ferroviaire où les chemins de fer ont perdu beaucoup de leur importance d’autrefois. Troisvierges compte aujourd’hui 1429 habitants.